Musique élégante et entraînante

Par Mäx Lachaud ::: Groupe un peu oublié aujourd’hui, The Bonaparte’s ont pourtant représenté ce qui se faisait de mieux dans le rock français du milieu des années 1980 : un rock tourné vers la grisaille anglaise de Cure (pas étonnant qu’on retrouve Lol Tolhurst aux synthés) mais avec un dynamisme post-punk basé sur une section rythmique extrêmement efficace (Pix et Prad, respectivement bassiste et batteur de la première formation de Baroque Bordello), digne des premiers Killing Joke ou Echo & The Bunnymen. Tout comme ces derniers, The Bonaparte’s étaient aussi attirés par une certaine forme de psychédélisme revisité par les années new wave et mené par la voix enivrante de feu Ruben Azca.

Plus dansant et varié que leur premier mini album, Shiny Battles (1984), Welcome To The Isle Of Dogs (1986) ne s’éloignait pas de la cold des débuts (pour preuve le magnifique “She” avec ses arrangements au piano et ses guitares orientales, plus dans la lignée du Mecano période Autoportrait et de Minimal Compact) mais donnait à entendre la palette extrêmement large de ce dont le projet était capable… Lire la suite